31/03/2026
Quand les conférences s’enchaînent, il faut savoir attraper les idées, rester concentrée, retenir l’essentiel, et parfois raconter l’anecdotique qui sublime l’histoire.
La hantise est d’oublier quelque chose d’important, d’avoir l’esprit qui se brouille, d’être distrait, et de faillir à sa mission pour une raison ou pour une autre.
En effet, l’imprévisible arrive toujours, sous forme de quelqu’un qui vous demande ce que vous faites et à quoi ça sert, ou une autre qui voudrait utiliser la prise sur laquelle votre IPad, indispensable outil à la prise de notes dessinées, est branché en continu : tout un tas d’événements qui s’imposent à vous et qui ne faisaient pas partie de votre tableau d’évaluation des risques d’une prise de notes graphiques.
Avec l’IA, le stress s’amenuise.
Pour la première fois, j’ai utilisé un outil générateur de cartes mentales, une aide à résumer sous forme de plan hiérarchisé.
Je l’utilise comme support afin de vérifier que je n’ai rien oublié d’important. Mapify est utilisable dans n’importe quelle langue, cela m’apporte donc un confort en français comme en anglais.
Mapify offre des paliers de synthèse avec plus ou moins de détails. Inutile de dire que dans le cas de mes facilitations graphiques les idées sont résumées en partie en dessin; j’économise les détails écrits pour ne pas noyer le lecteur dans les informations que je ne juge pas nécessaire de noter dans cette image synthétique.
Noter dessiner des conférences les unes à la suite des autres se fait ainsi plus sereinement, et je suis aujourd'hui en quête d’enchaîner les tables rondes et discussions sans compter, sur des sujets divers et variés.
16/02/2026
Cette année à Cannes il a plu. Beaucoup. J’étais conviée au Midem, salon de l’industrie musicale qui se tient au Palais des Festivals chaque année depuis longtemps, et pour ce qui est du Nouveau Midem (post Covid), pour la deuxième année désormais.
J’ai apporté mon parapluie, un chaud manteau tout de même et mon petit matériel de notes graphiques, tout en numérique, léger, flexible, discret. Avec une nouveauté cette année, le nec plus ultra de mon installation nomade pour passer de salle en salle, de conférence en conférence : un pupitre doucement incliné sur lequel poser ma tablette. Il possède un trou par lequel glisser le câble de charge, une barrette pour éviter que le IPad ne glisse, et un confortable coussin rembourré que je pose sur mes genoux. Cela évite aussi de se casser le poignet en dessinant, et cette petite installation permet d’être confortablement installée ce qui ne nuit pas à une écoute de qualité, indispensable lors de la prise de notes graphiques.
Ne me demandez pas où je l’ai acheté, c’est un cadeau à autrui qui s’est perdu pour atterrir dans mes mains, et que sans doute je n’aurais jamais pensé à acheter, mais qui est une heureuse rencontre d’un objet utile qui n’en paraissait rien de prime abord.
J’aime ces trois jours de conférences. C’est dense, cela demande une concentration afin de ne pas rater les points importants. En cela, je me suis toujours dit que s’il y avait une personne qui suivait les débats d’un bout à l’autre sans rien rater des échanges, c’était bien moi.
Le plus difficile reste d’imaginer des mises en pages et des dessins pour accompagner les idées des intervenants qui se succèdent et générer une facilitation graphique synthétique. Ce sont beaucoup d’expériences professionnelles dans des domaines variés tels que la RSE, l’accompagnement d’artistes, la création musicale, l’organisation de concerts, ou la vie des artistes venus témoigner en français ou en anglais.
J’avoue que parfois je suis « à sec » sur les idées de dessins qui illustreront telle ou telle conférence, puis l’idée émerge lorsque je ne l’attends plus, dans les dernières minutes d’une histoire qui clôt le débat, et en moi-même je m’exclame « Alléluia »!
Telle cette conférence avec Sharon Osbourne (manager, autrice, productrice) et Andy Copping (producteur de Back To The Beginning, créateur du Download Festival, directeur de Future History management, ancient executive president UK Touring, Live Nation).
Sharon raconte sa vie avec son mari Ozzy Osbourne, la création du Festival Ozzfest avec son fils Jack, et c’est à la fin de cette présentation lorsque Sharon dévoile la future statue géante de Ozzy Osbourne au Hellfest 2026, que cette monumentale représentation du chanteur de Black Sabbath s’impose au centre de mon dessin.
Ce sera donc une image de Live Scribing qui sera post-produite dans ma chambre d’hôtel, car pour l’heure la journée s’achève et je sors prendre l’air sur la Croisette.
En fin de journée, je me retrouve donc avec une série de notes graphiques. Les conférences se sont enchaînées : ne croyez pas que j’ai pu achever tous ces sketchnotes en temps et en heure. Il faut parfois encore ajouter la couleur, illustrer une idée, organiser l’ensemble. Il est rare que je termine le scribing en séance, mais cela peut arriver quand la conférence ou le keynote inspire des images façon bande dessinée, c’est alors un story telling du début à la fin qui émerge sous un crayon fluide. Alors, je n’ai presque plus à y revenir.
Bien sûr, tous les titres ou portraits des intervenants sont dessinés en amont des conférences, en cela, le train, qui est long pour descendre de Paris à Cannes, m’est un précieux allié : il me donne le temps nécessaire à la préparation de ces planches. Au départ de Paris, les 15 planches créées sur Procreate sont encore vierges, mais à l’arrivée à Cannes, elles possèdent titres, portraits et logo de l’événement.
17/03/2023
C’est l’enregistrement graphique en direct, ou « graphic recording » pour reprendre les termes anglo-saxons.
Or, certains mots me posent problème. Cela remonte à l’enfance. J’ai toujours eu des hésitations avec les « i » et les « y », par exemple. Petite, ma terreur était d’écrire le mot bicyclette. Longtemps il a fallu que je décompose le mot pour trouver un sens à son orthographe. Car presque systématiquement j’échangeais les deux voyelles de place. Les deux « i » semblaient s’amuser à me faire tourner bourrique, et jouaient leur place comme au jeu des chaises musicales : dyslexie, misogyne, ou callipyge, sauriez-vous où placer les « y, i » ? Cystite, pyrotechnie, polygamie, diptyque, amaryllis, hybride ou asphyxie… Cela me donne le tournis rien que d’y songer.
Aujourd’hui, bien que ce souci d’orthographe ait disparu, il peut ressurgir lorsque je DESSINE le mot, surtout lorsqu’il sert une mise en page ou l’illustration d'une métaphore. Car j’aime jouer avec la typographie. Le réflexe de l’écriture, ce lien entre la main et le cerveau, ne répond pas au même processus lorsque je dessine ; je m’attache à illustrer et bien dessiner une forme typographique. Je dessine un mot lettre par lettre, et non plus un mot dans son entier. L’automatisme de l’orthographe disparaît alors, et je me retrouve à peindre un tableau, avec ses pleins, ses vides, à opter pour ce qui s’équilibre le mieux dans ma page. C’est là que le risque de la faute s’immisce et que les lettres deviennent comme un jeu de quilles.
Ainsi, il n’y a rien à faire, un mot que j’ai écrit cent fois, dont je sais que je sais l’écrire, je peux l’écrire correctement lorsque je rédige, et mal le dessiner avec une faute d’orthographe
À l’égard de certains mots en particulier, je dois être vigilante. Ils sont mon piège. Et j’y tombe souvent. La coquille typographique est ma terreur. Elle ne rend pas mon dessin illisible, mais elle le rend ridicule, voir sibyllin (encore ces « i » !), ce qui est un comble pour la facilitation graphique dont on attend plutôt une clarification des débats. C’est un peu comme une sorte de croche-pied que je me fais à moi-même. Comme si le scribing n’était déjà pas un exercice suffisamment difficile. Écouter, Synthétiser, illustrer, symboliser, les étapes sont nombreuses avant d’arriver à la fresque finale. Malheureusement, il n’existe pas encore de correcteur orthographique sur le logiciel Procreate installé sur mon Ipad. Cela viendra certainement vu les progrès de l’Intelligence Artificielle et ses applications telle ChatGPT.
Je fais des fautes, comme tout le monde, mais j’essaie d’en faire le moins possible par amour pour la langue française et par égard aux lecteurs. Bescherelle est sur ma table de nuit et je l’ouvre souvent.
Lorsque vous intervenez sur un événement, que ce soit une conférence, un séminaire ou une réunion de travail en intelligence collective (quoique dans ce cas, il soit plus facile de corriger en direct car on ne cherche pas là forcément un rendu d’une très grande qualité dans les finitions), que faire quand la faute est déjà couchée sur le papier ou sur son support numérique ?
Plusieurs cas s’appliquent :
La solution est autant que possible d’anticiper et d’étudier le champ lexical du jour, s’informer sur les intervenants, sur le sujet de leur intervention ou keynote, d’imprimer les mots redoutés dans votre cerveau, voire d’en faire la liste par écrit.
Et bien sûr, en facilitation graphique, travailler son orthographe reste une étape clé dans le processus du scribing, et c’est d’ailleurs un acquis qui reste utile tous les jours et pour longtemps. Je vous renvoie donc au site du « projet Voltaire » avec le lien ci-après : https://www.projet-voltaire.fr/
Dans tous les cas, il est difficile de lutter contre la coquille orthographique, c’est un peu comme le trac de l’acteur ou du présentateur radio ou télé qui a peur que sa langue fourche. Sauf que pour eux, ce sera comme trébucher sur un caillou, alors que pour un facilitateur graphique, la coquille sera couchée sur le papier, indélébile, présente comme le nez au milieu de la figure.
En cela, la e-facilitation graphique numérique offre un confort auquel j’ai pu goûter depuis la crise du COVID ; il y a un avant et un après :
- Avant, le papier supportait difficilement une correction, le feutre étant indélébile, je devais ruser avec un joli pâté artistique.
- Après, j’ai investi dans le IPAD Pro pour faire perdurer mon activité à travers les réunions ZOOM et TEAMS. Le IPAD permet alors l’utilisation de la gomme, outil élevé au rang du feutre, de la peinture à l’huile ou de l’aquarelle, et aussi puissant que l’objet gomme sur la mine de crayon en graphite. Les barrières physiques sautent. Les rapports de force sont revus, et mon travail aussi ; il s’en trouve renforcé dans son efficacité. Le numérique apporte une solution aux handicaps liés au papier et au feutre.
J’avoue qu’aujourd’hui, c’est l’outil que je préfère, même s’il n’est pas parfait.
L’imperfection vient du fait de la résolution de la planche de dessin. Il faut choisir dès le départ entre RVB ou CMJN, savoir si votre dessin sera vu uniquement à l’écran (RVB) ou s’il sera destiné à être imprimé (CMJN), et décider dès le départ de sa résolution en pixels: en divisant le nombre de pixels de votre page par 30, vous obtiendrez la dimension en centimètres d’une impression en bonne résolution, et si vous divisez par 60, vous obtiendrez la taille d’impression maximale en centimètres pour une résolution de l’impression en haute définition. Une résolution d’impression de bonne qualité sera donc de 30 pixels par centimètre, une résolution de qualité en haute définition sera de 60 pixels par centimètre.
Prudence lorsque vous diminuez la taille d’une partie de votre dessin sur votre IPAD, car sur le logiciel Procreate, celle-ci perdra drastiquement en qualité de résolution ce qui est très pénible. De bien lissé au départ, le dessin devient tout à coup pixellisé, et au bout du compte, très flou… ! Et là, vous vous dites « c’est horriiiible ! », « Qu’ai-je fait pour mériter ça ? ». Le temps que vous vous en rendiez compte, c’est souvent trop tard, impossible de revenir en arrière, mais vous vous jurez qu’on ne vous y reprendra plus et la prochaine fois vous ferez un copié-collé de votre dessin afin d’en conserver la version originale (voir sur les tutoriels de Procreate comment copier une partie d’un document sur une nouvelle page vierge : c’est-à-dire en sélectionnant le calque avec le doigt et en le glissant/maintenant sur la page, puis, avec l’autre main, en fermant la page actuelle puis en ouvrant la nouvelle page pour y déposer le calque maintenu).
Je compte sur l’amélioration de Procreate dans le futur, sinon je serai peut-être obligée d’opter pour un autre matériel. Cependant, j’aime la légèreté et la performance du IPAD Pro. Ce matériel est compact, facilement transportable, il suffit de l’accompagner des adaptateurs Apple (ce sont les seuls qui soient fiables et performants, quoique les qualités de connection décroient avec le temps et nécessitent des exemplaires en double de manière à pallier à d’éventuels problèmes techniques). Par exemple, si votre installation nécessite que votre câble HDMI ne repose pas sur une table ou un plan horizontal, et que vous voyez ce câble indispensable à une connexion performante pendre lamentablement dans le vide à la verticale, vous pourriez avoir des problèmes de connexion plus que gênants. Pourquoi ? Parce que le câble HDMI qui vient jusqu’à vous est un câble lourd, et qu’avec l’attraction terrestre, il glissera de son logement et de la connectique dès que vous l’aurez branché. Il suffira que vous fassiez un mouvement pour qu’il sorte de son logement. Car il ne s’agit pas d’une prise à clipser mais d’une connexion qui s’emboîte en douceur et qui peut glisser. Je ne saurais trop alors à vous engager à demander un support horizontal pour poser votre IPAD afin que la connectique ne soit pas sujet à l’arrachement. Avec le temps, votre adaptateur peut également avoir du jeu et votre connexion avec le câble HDMI en sera détériorée.
Bien sûr, il faut penser à demander à la production ou à la régie une rallonge de manière à pouvoir connecter votre chargeur USB à l’adaptateur multi-ports sur lequel est aussi branché le câble HDMI.
C’est ce qu’on appelle l’expérience professionnelle. On apprend de ses erreurs, surtout quand le terrain a été peu défriché avant. Je me sens parfois comme une découvreuse numérique. Cela dit, il y a toujours des solutions pour rattraper ses erreurs, qui consistent en général à refaire le boulot, ce qui prend beaucoup de temps j’en conviens.
Mais quand on aime on ne compte pas, car c’est, comme beaucoup des métiers artistiques, un métier de passion et d’abnégation.
Cet article a pour but d’éviter à d’autres facilitateurs graphiques de reproduire ces erreurs dans un souci d’amélioration des techniques et du métier. Il sert aussi à informer mes prospects et clients qui le liraient à connaître ce métier et ses besoins.
Ainsi, je n’hésiterai pas à parler sur les pages de mon blog de mes expériences réussies et de mes déboires. C’est une sorte de journal, même s’il n’est pas toujours bon d’exposer à tous ses échecs ou ses difficultés.
Cependant, l’amélioration continue nécessite d’analyser son processus, d’y relever les problèmes afin de les résoudre. Les coucher sur le papier sous forme de rédaction est aussi une façon de bien les cerner, afin d’y répondre au mieux.
20/10/2022
Un cas intéressant de modification du tissu urbain et de l’usage de la mobilité : le futur arrêté municipal d’interdiction des charrettes à Casablanca.
À Casa, la charrette ajoute aux ralentissements de la circulation en ville, alors même que cette dernière est déjà en prise avec des embouteillages dus aux nombreux chantiers en cours.
Certains acteurs de la ville comme les « koutchis » (conducteurs de charrettes), ont été mis de côté lors de la réflexion pour une transformation de la ville en « Smart City ». Désormais, ils sont devenus indésirables.
Cela pose le problème de la place laissée aux coutumes locales, aux transports alternatifs, oubliés lors de la réflexion menée à l’occasion de la transformation d’une ville. Là où la mobilité basée sur les énergies fossiles, électriques, et la vitesse est bienvenue, celle qui utilise l’animal comme moyen de locomotion doit disparaître : trop lente, encombrante, d’apparence souvent misérable. Cela pose la question de la place de la justice sociale dans les infrastructures de la ville intelligente.
Il n’y a donc plus de place pour une mobilité à deux vitesses dans la ville moderne ? Souvenons-nous de la place accordée au vélo ces dernières décennies et du fait que les villes développent aujourd’hui en France un réseau de pistes cyclables : un grand écart entre hier et aujourd’hui. N’oublions pas que ces charrettes sont une économie parallèle qui trouve son utilité dans toutes sortes de services liés à la mobilité : transport de personnes, recyclage des matériaux, tri des déchets, transport de denrées et de matériaux de construction, etc.
Car au Maroc, ce mode de transport bon marché est le moyen de survie d’une partie de la population. Non seulement pour les « koutchis », mais aussi pour les usagers, ceux qui, en situation de « précarité mobilité » n’ont pas d’autres moyens de se déplacer car ils ne possèdent pas de voiture ou n’ont pas de réseau de transports en commun près de chez eux. La mobilité est la manière de rester connecté à l’emploi ou la santé ; or ses infrastructures ne couvrent pas tout le territoire et demeurent l’apanage des centres urbains, ou ne sont pas compatibles avec l’état des routes des pays en développement.
A Paris, on connaît déjà la garde républicaine et, depuis quelques années, la gendarmerie à cheval, sortie du bois de Vincennes jusque dans les rues de la cité, ou même la police équestre que l’on a vu récemment charger les manifestants.
En province, d’autres n’hésitent pas à seller leurs chevaux pour aller travailler. L’animal, non plus seulement animal domestique, mais qui rend des services à l’homme, a été oublié dans nos cités depuis des décennies (sauf peut-être les calèches dans les villes touristiques) et refait timidement son apparition en ville, à l’instar des chèvres ou des moutons qui reprennent du service pour entretenir les abords du RER parisien comme en province certaines petites prairies urbaines. Placer l’animal au centre de la cité et voir ce qu’il peut y apporter. Déplacer notre regard vers l’animal, après avoir banni de la ville la nature de manière croissante depuis l’après-guerre et alors que se multiplient aujourd’hui les projets de re-végétalisation des espaces urbains. Après la végétalisation, l’animal comme prochain défi de nos centres urbains ? Déjà, certaines villes reçoivent le label « ville amie des animaux » à l’instar du label « villes et villages fleuris ».
Aujourd’hui, entre flambée des prix de l’essence, pénurie et grève des transports, les charrettes à traction animale restent une alternative pour se déplacer à bas coût dans un périmètre limité, pour ceux qui ne peuvent ou ne savent pas faire du vélo ou de la trottinette. Cela reste un véhicule silencieux, non polluant, utilisable en covoiturage, qui produit en plus un excellent fertilisant pour les sols. Un bon moyen pour décarboner la mobilité urbaine ?
Ce mode de transport peut aussi être une solution en cas d’inflation. En Afrique, de nombreux pays ont vu leurs prix augmenter, or inflation signifie pauvreté. « Si l’inflation persiste, investissez dans une vache. Non seulement elle ne perdra pas de sa valeur, contrairement à l’argent de votre compte courant, mais elle peut aussi offrir des rendements intéressants en se reproduisant… » cite Julien Bouissou dans le Monde du 19/10/2022 à propos d’un article sur la compagnie d’assurance Nhaka Life Assurance au Zimbabwe (tiré de l’hebdomadaire The Economist).
Alors, investir dans un âne, la vraie bonne idée ?
Sources :
« La voiture, le gouffre financier des français » reporterre.net
« Les charrettes n’ont plus leur place à Casablanca, promue Smart City ». Par Aurélie Colas, Le Monde Afrique. Le Monde 19/10/2022:
« L’inflation, la vache et les taux d’intérêt américains », par Julien Bouissou. Le Monde 19/10/2022:
28/01/2021
J’ai accéléré ma transition vers ce média à l’aide de l’IPad Pro que j’avais déjà testé lors d’un événement Apple aux Champs-Elysées (voir article plus bas).
C’est, à l’aide du stylet qui l’accompagne, un outil extrêmement performant pour la prise de notes dessinées.
J’y ai ajouté un écran Paperlike, qui donne la sensation d’écrire sur du papier ; C’est très personnel, mais je n’aimais pas beaucoup le contact du stylet contre la vitre de l’IPad.
Le logiciel Procreate combine les outils de Photoshop, Mac Paint et autres logiciels de dessins, avec le contact tactile sur l’écran. À l’aide d’un à trois doigts, on zoom ou dézoom, et cela entraîne des fonctions de compléments d’outils ou de navigation sur le IPad. Un mix, donc, entre la fonction stylet d’une main, et tactile de l’autre. A noter qu’il est possible de paramétrer sur Procreate le positionnement des outils et fonctions pour gaucher ou droitier.
Vous aurez déjà compris qu’en plus de l’IPad Pro, il faudra investir dans l'Apple pencil (135 €), le logiciel Procreate (11€), et éventuellement dans un écran Paperlike à 34€ (IPad 12.9).
Pour apprendre à se servir de Procreate, il existe des tutos très bien faits sur YouTube, en français et en anglais. C’est plus vivant que de se plonger dans la documentation du logiciel Procreate.
Pour travailler sur Procreate, vous ferez jouer vos deux mains de concert, avec et sans stylet, de manière tactile ou non.
Je commence toujours par une esquisse papier pour construire mes dessins sur IPad. Cela m’aide à visualiser la mise en page globale de mon sketchnote.
Les calques sont très utiles pour retoucher une partie du dessin dans avoir à toucher le reste de la composition. Si vous omettez de les nommer au fur et à mesure de la création de votre illustration, pas de panique, le nom du calque correspondant à votre dessin s’affiche en touchant ce dernier avec le doigt.
Pour partager votre écran pendant une réunion, il vous faudra bien sûr une connexion WIFI performante. Le IPad doit être connecté au même réseau que votre ordinateur. En effet, vous ne vous connecterez pas à la réunion via votre IPad, mais bien par le biais de votre ordinateur (sinon, risque de bugs !). Vous pourrez ainsi brancher votre IPad sur secteur afin que la batterie soit toujours en charge pendant le temps de la visio (qui peut durer plusieurs heures selon les cas). Je repose le stylet bluetooth régulièrement sur l’écran, seul moyen de charger la batterie de l’outil, mais je trouve cependant l’autonomie de ce dernier très satisfaisante. Par ailleurs, le stylet a l’avantage de se recharger très vite.
Lorsque que vous souhaiterez partager votre dessin durant la réunion Zoom, vous pourrez sélectionner le partage d’écran grâce à Air Play (icône:un écran avec une flèche au bas): lors de la demande de partage d’écran sur Zoom, choisissez « IPad Air » (au lieu de choisir « écran d’ordinateur » ou « IPad/IPhone branché »). Balayez ensuite l’écran de votre IPad du haut à droite de l’écran vers le bas gauche de l’écran (en diagonale). Ainsi la fenêtre du centre de contrôle (« control center ») s’ouvre et vous verrez l’icône « écran miroir » (« Screen mirroring »). Sélectionnez-la, et choisissez dans le menu qui s’affiche le nom de votre ordinateur personnel. Vous verrez alors apparaître votre écran de IPad sur votre écran d’ordinateur. Votre IPad est donc partagé à tous. La manipulation est à refaire à chaque fois que votre écran n’est plus partagé. Cela demande un petit temps de réaction que l’animateur devra meubler.
Je vous conseille de faire un test de connexion "en blanc" sur Zoom les jours qui précèdent votre réunion, c'est gratuit avec une inscription en ligne grâce à laquelle vous pourrez vous programmer une réunion à vous tout(e) seul(e)! Et bien sûr, de prévoir un test avant votre réunion le jour J avec l'équipe technique, cela va de soi).
Procreate permet un partage de votre écran en direct, sans que les participants à la réunion voient les détails du processus de fabrication du dessin. C’est-à-dire qu’ils verront le scribing évoluer, mais non les outils qui s’affichent à l’écran, ni l’effet du zoom pendant que vous poursuivez votre travail, ni la grille (optionnelle) qui vous sert de support pour votre dessin. C’est la fonction « toile du projet » (« project canvas ») à cocher dans le menu « Préférences » des « Actions » au coin supérieur gauche de l’écran dans Procreate. Cocher et décocher cette fonction à chaque fois que vous partagez votre écran, car elle ne reste (bizarrement) pas en mémoire, il faut la réactiver.
Parfois, vous aurez besoin de montrer aux participants seulement une partie de la fresque : pas d’autre moyen que de zoomer sur une partie de votre dessin. Il faudra alors décocher « toile du projet » (« project canvas »), mais là, tout un chacun vous verra travailler en direct avec l’affichage des outils, la grille de fond (que vous pouvez aussi désélectionner pour un temps), etc.
À noter qu’avec la fonction « toile de canvas », vous pouvez relier votre IPad à un écran géant via un câble HDMI ou USB-C dans le cas d’une présentation physique.
J’ai déjà testé le partage d’écran sur Teams, directement de mon IPad, mais je ne vois pas le déroulé de la réunion ce qui peut être frustrant et gênant pour suivre l’avancée d’un PowerPoint par exemple. Je ne vois pas non plus les intervenants et autres participants. J’ai eu aussi quelques bugs sur Teams ou Zoom. Pour ces raisons, je recommande le partage d’écran en « écran miroir » via l’ordinateur et Air Play. Cela marche parfaitement entre Mac et IPad. Avec un PC Windows, il faudra télécharger un logiciel dédié ou un émulateur iOS, je vous laisse approfondir ce volet…
Notez bien que le partage d’écran entre IPad et Mac ne fonctionne pas si vous choisissez dans Zoom le partage d’écran « Ipad/Iphone branché ». Je ne sais pas pourquoi mais c’est ainsi. Choisissez partage d’écran avec « IPad/IPhone Air » !
Il faut bien réfléchir en amont à l’utilisation que vous ferez de votre fresque de facilitation graphique, afin de définir la résolution de l’image dès le départ. Si vous souhaitez pouvoir imprimer après-coup votre illustration dans un format donné, votre toile disposera de moins de calques. Plus la définition de départ est élevée, moins vous aurez de calques disponibles. Le dessin sera aussi plus pixellisé. Vous avez la possibilité de modifier la taille de votre plan de travail, mais là aussi, la résolution risque de perdre en qualité.
Mieux vaut prévoir assez grand dès le début, et réduire ensuite le plan de travail par un recadrage resserré. Choisissez un « Canvas/toile » de 300 Dpi dès le départ. Vous aurez une trentaine de calques ce qui est bien suffisant pour une facilitation graphique dématérialisée et uniquement utilisée pour la communication sur le Web. Cette résolution permettra tout de même d’en tirer au besoin une impression correcte au format affiche.
Une fois le sketchnote terminé, vous pourrez bien sûr l’exporter en Jpeg, Psd ou autre, l’enregistrer sur l’IPad ou sur un cloud, puis l’envoyer par mail ou sur les réseaux sociaux.
Enfin, ce IPad et son logiciel Procreate semblent avoir tout plein de fonctions utiles et amusantes que je commence seulement à découvrir. J’ai le sentiment que mon nouvel outil me cache encore bien des surprises, comme un jouet que l’on doit apprendre à connaître pour en sortir le meilleur.